
Cette page présente Celeste, un projet de reconversion de la centrale solaire Thémis en télescope Cerenkov pour les gamma cosmiques. Celeste détectera les photons cosmiques dans un domaine d'énergie inexploré actuellement. La différence du nombre de sources détectées emettant des photons d'énergie de l'ordre du GeV ou supérieure au TeV a deux origines:
Un premier objectif pour Celeste est d'élargir le spectre d'énergie actuellement observé afin de:
En résumé, la bande d'énergie entre 20 et 300 GeV
n'a pas encore été explorée, et de nombreux résultats
récents indiquent qu'elle constitue un champ d'investigation particulièrement
riche. Notre but est de construire un instrument sensible à ce domaine
d'énergie.
Dans un premier temps, nous comptons utiliser un nombre réduit
d'héliostats (environ 40) afin de démontrer que le principe
d'utilisation d'une centrale solaire du type de Thémis peut être
adaptée à l'astronomie gamma (phase I). Ensuite, nous exploiterons
une fraction importante des 168 héliostats disponibles sur le site
(phase II) pour des études astrophysiques précises dans la
bande d'énergie inexplorée.
Celeste est un instrument destiné à l'astronomie gamma,
il est sensible dans une gamme d'énergie encore inexplorée,
(20-300) GeV.
Celeste est un instrument au sol qui détecte la lumière
Cerenkov induite par les cascades électromagnétiques générées
par les électrons interagissant dans la haute atmosphère.
Celeste utilise les miroirs et la
tour de la centrale solaire Thémis dans les Pyrénées
Orientales, afin de collecter la lumière Cerenkov.
Les rayons gamma vu par Celeste proviennent de différents types
de sources. Les sources d'origine galactique sont par exemple des nuages
de matière entourant les restes de supernova (SNRs), ou des pulsars
et leur environnement.
Etrangement, les sources les plus brillantes émettant des gamma
sont les objets connus les plus éloignés. Ce sont les noyaux
actifs de galaxie (AGNs).
Celeste donnera le spectre d'énergie des photons émis
par ces sources. Nous utiliserons ceux-ci afin de mieux cerner les mécanismes
de production mis en jeux, l'absorption des photons dans le milieu extragalactique
et aborder diverses questions cosmologiques.
Aucun détecteur actuel n'est capable de voir les rayons gamma
cosmiques entre 20 et 300 GeV. Cependant depuis 1990, des instruments sensibles
aux énergies voisines existent.
Le détecteur EGRET
embarqué sur le satellite CGRO a donné une série d'informations
de 100 MeV à 10 Gev.
La Technique Cerenkov Atmosphérique (ACT) fournit des informations
au delà de 300 GeV. Cette méthode a été explorée
par WHIPPLE puis
confirmée par Asgat et Themistocle sur le site de Thémis,
avec une technique différente. Le télescope CAT,
lui aussi à Thémis, utilise la technique d'imagerie.
Des résultats combinés fournis par les satellites et
les expériences au sol, nous savons que des dizaines de sources
seront visibles entre 20 et 300 GeV et que cette partie du spectre d'énergie
est particulièrement riche en informations.
La taille réduite de leurs miroirs interdit aux télescopes
gamma actuels d'être sensibles aux énergies inférieures
à 200 GeV. Abaisser le seuil d'énergie à 20 GeV exige
de multiplier la surface de collection par 100!
Les centrales solaires construites au début des années
80 fournissent à l'astronomie gamma ces énormes surfaces
de miroirs pour presque rien!
En plus de la collaboration Celeste, un groupe américain (collaboration
STACEE) travaille
sur la même idée en utilisant une centrale solaire dans le
sud de la Californie.
Les physiciens et astrophysiciens travaillant sur Celeste sont issus
de l'IN2P3 et de l'INSU,
(départements du CNRS en France),
et de laboratoires et d'universités aux Etats-Unis et en République
Tchèque.
Cliquer ICI pour voir la liste des auteurs
et les adresses des différents labos impliqués.
La
version postscript (7.8 Mo) de la proposition du projet
d'expérience est disponible.